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L’action « Des livres à soi », conduite dans les quartiers politiques de la ville, encourage les parents à inclure et installer le livre de jeunesse dans leur pratique familiale. Un cycle d’ateliers leur transmet les ouvrages et savoir-faire à partir desquels raconter des histoires à leurs enfants.

 

Retours sur expérience

Le 2 juin 2017, à l’occasion du comité de suivi opérationnel, les acteurs de terrain, composés de travailleurs sociaux, de professionnels du livre et de l’enfance, qui ont mis en place de façon opérationnelle le dispositif, témoignent des résultats ou des effets observés.

 

 

 

 

Le principe du projet

Les parents jouent un rôle déterminant pour susciter le désir et découvrir le plaisir de lire. Mais tous ne maîtrisent pas la lecture, la langue ou n’ont simplement pas la confiance nécessaire pour utiliser le livre avec leurs enfants. Tout au long de l’action, les familles vont découvrir la richesse de la littérature jeunesse, explorer puis expérimenter comment la partager avec leurs enfants. À l’occasion de plusieurs sorties, et grâce à une dotation en chèques lire, elles vont également pouvoir constituer leur propre bibliothèque familiale.

 

Cette action, qui prévient l’illettrisme dans les quartiers défavorisés et recourt au livre de jeunesse comme vecteur d’inclusion sociale et de soutien à la parentalité, renforce la place du livre dans les structures sociales de proximité. Dans chaque quartier, la mise en oeuvre « Des livres à soi » comprend une formation des acteurs de l’enfance et du champ social. Ces derniers intègrent le livre dans leur pratique professionnelle et deviennent les médiateurs qui permettent aux parents de s’approprier la littérature de jeunesse.

 

Déploiement à l’échelle nationale

Expérimenté dès 2013 puis développé à Clichy-sous-Bois (93) et Lorient (Morbihan), le projet «Des livres à soi», labellisé par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, a obtenu le soutien du dispositif La France s’engage fin 2015, pour son déploiement à plus grande échelle.

 

Outre Clichy et Lorient, ce projet et son programme de formations mené par l’équipe du Salon s’est depuis déployé à Floirac (Gironde), Reims (Marne), Toulouse (Haute-Garonne), Paris (19e) ainsi qu’à Bagnolet, Bondy, Montreuil et Pantin en Seine-Saint-Denis. Dans ces six départements et dix villes, ce sont aujourd’hui 26 structures de proximité dans 17 quartiers prioritaires politique de la ville qui conduisent l’action avec près de 90 professionnels impliqués, 218 familles et 632 enfants bénéficiaires.

 

 

 

 

Le programme « Des livres à soi » reçoit le soutien du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, du Centre national du livre, du CGET (Préfecture de la Seine-Saint-Denis), de la Ville de Paris de la Fondation de France et  de la Caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis

 

Ce projet, lauréat de l’initiative présidentielle « La France s’engage« , est soutenu par le fonds d’expérimentation pour la jeunesse, mis en œuvre par le Ministère chargé de la jeunesse.

 

 

 

 Une action co-produite par le Fonds de dotation du Salon,

ImpressionUn fonds de dotation pour renforcer l’accessibilité à la lecture pour tous

Pour intensifier cet axe prioritaire et d’intérêt public que représente la démocratisation de la lecture, soutenir et permettre le développement de ce projet et autres actions de médiation et projets artistiques à vocation sociale, un fonds de dotation, permettant la défiscalisation de dons et ouvert à tout type de mécène qui souhaite s’associer en industrie, en compétences ou en numéraire, a été créée en 2013.


Vous souhaitez soutenir cette action, entreprises, mécènes, donateurs, n’hésitez pas à nous contacter : contact@slpj.fr

 

Présentation du projet par Sylvie Vassallo, directrice du Salon

 

Des livres à soi from La France s’engage on Vimeo.

 

 

 

 

Le projet « Des livres à soi » bénéficie de la labellisation « Agir ensemble contre l’illettrisme »
En savoir + : www.anlci.gouv.fr.

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Pour aller plus loin

Inégalités sociales et lecture, quelques chiffres

Selon l’enquête de L’observatoire des inégalités, publiée en 2008 et révisée en 2013, un tiers de la population de plus de 15 ans ne lit aucun livre. 27 % en lit 4 par an au maximum. Les écarts entre les catégories sociales sont importants : 45 % des ouvriers ne lisent pas de livres contre 10 % des cadres supérieurs. Pas moins de 51,9 % des cadres supérieurs sont abonnés à une publication, contre moitié moins pour les ouvriers.

L’exemple de la lecture montre une nouvelle fois que les inégalités d’accès à la culture entre catégories sociales dépendent du niveau de vie, du milieu familial, du capital culturel, du le diplôme, de la maîtrise de la langue et de l’écrit. L’importance prise par l’image masque le fait que nos sociétés accordent une place considérable au texte. La richesse du vocabulaire, la maîtrise de la lecture et de l’écriture sont de puissants éléments de distinction sociale, à l’école comme dans le monde du travail. Les inégalités se forment dès la petite enfance : plus on a de livres à la maison, plus on a de chance d’en lire… Et finalement d’en avoir à la maison à l’âge adulte.