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Nina a 10 ans. Beaucoup de choses la caractérisent, elle en retient deux : ses pensées qui ne s’arrêtent jamais (même quand elle dort) et ses kilos en trop (on dirait que les gens ne voient que ça). Le jour où la directrice du Centre de loisirs annonce qu’un atelier intergénérationnel va avoir lieu dans la maison de retraite du quartier, Les matins paisibles, elle n’est pas très motivée. Est-ce qu’elle va devoir participer à des ateliers découpages ? Est-ce que les résidents seront gentils ? Mais la rencontre avec la fringante Mirette, 87 ans, va lui faire voir les choses autrement. Et si Mirette et Nina avaient beaucoup plus de points communs que la petite fille l’imaginait ?

Un roman sensible, drôle et d’une grande justesse, illustré avec beaucoup de tendresse par Marie Novion.

Dans Le Voyage, Heng Swee Lim, connu dans le monde entier pour son travail graphique sur le «feel good» et les chats, s’approprie avec grâce et puissance le genre de l’album sans texte. Au fil de superbes doubles pages portées par des couleurs douces et acidulées, nous suivons le voyage d’un homme après la disparition de son chat. Où que le mènent ses pas, de Paris à Londres en passant par la mer et la montagne, son esprit projette dans chaque décor l’image de son compagnon tant aimé. Jusqu’à ce que son travail de deuil le conduise à trouver la bonne place pour son ami, dans son coeur, et qu’il porte en lui et en paix son souvenir, sa chaleur, son amour.

Dans ce petit volume, deux histoires qui racontent la vie d’une famille souris.

Dans la première partie, le récit de la vie de la famille et de ses voisins dans un grenier, jusqu’à l’irruption du terrible Mistigri… Puis dans la seconde partie, le départ vers d’autres cieux, une île pas très déserte, où sévissent les chats-huants et le Grand-Duc. Mais nos petites souris ont plus d’un tour dans leur sac…

On ne peut pas résister au charme de ces petites souris dessinées par le grand Henri Galeron, à l’humour et aux situations drolatiques de ces histoires. À mettre entre toutes les petites mains, mais pas que !

Cet album invite le lecteur à un voyage à travers sept paysages du monde (la montagne, la glace, la plaine, la forêt, le désert, les marécages et la route) en posant une question toute simple :

» À quoi ressemblerait ma maison si j’habitais ici ? «

Le livre déroule une promenade immersive : chaque environnement est d’abord présenté dans sa beauté brute, puis prolongé par la maison qu’il inspire. En soulevant deux grands rabats, le lecteur découvre ensuite l’intérieur de ces habitats, conçus à partir des matériaux et des formes que le paysage lui-même suggère : roche, glace, bois, sable… Les maisons semblent naître du décor, s’y fondre naturellement, comme une extension harmonieuse du milieu.

Pour imaginer ces architectures, Alice Gravier s’est inspirée d’habitats traditionnels et vernaculaires du monde entier. Chaque illustration, foisonnante de détails, permet à l’enfant de se plonger dans ces univers, d’y reconnaître des objets familiers et de s’imaginer y vivre.

Filippe le Ferpent est un serpent tout à fait banal… ou presque. Car Filippe « fofote »! Alors ça, « f’est furprenant »…

Au centre de l’attention des scientifiques, du grand public, des paparazzis, le voici étudié, observé, moqué… puis emmené dans un zoo !

Mais grâce à sa crocodile de voisine, Filippe s’évade ! Direction l’Égypte, terre sacrée des reptiles !

Là-bas, le Grand Conseil des Serpents pourra peut-être l’aider à résoudre son problème de prononciation, qui sait ?

Filippe le ferpent est le premier livre jeunesse de Mathieu Lefèvre. Scénariste du chatoyant Quasar contre Pulsar (avec Alexis Beauclair et Etienne Chaize, 2024), et de J’ai rarement vu ça (avec Jérémie Piningre, 2024), il peaufine son dessin à la plume, depuis plusieurs années, dans les exigeantes pages du Canard Enchainé. Son trait vivant et vigoureux, qui rappelle Tomi Ungerer ou Cabu, sert « fuperbement » cette histoire qui ravira celles et ceux qui toussotent, sossotent, bégayent… et les autres !

Dès la naissance de son fils, les pieds dans la terre, le père regarde le ciel. Une vie merveilleuse est possible pour son enfant, il l’imagine déjà atteindre les sommets, déplacer les montagnes, devenir astronaute ! Mais, son fils verra-t-il le monde et les étoiles avec le même regard que lui ?

A comme Arbre, B comme Bateau, C comme Cadeau… Sarah Illenberger s’est amusée à créer tout un abécédaire… en cailloux !

Cet abécédaire ludique traduit notre rapport à la nature, sa fragilité, sa beauté, sa richesse et sa générosité. Quand Sarah était petite, elle passait beaucoup de temps avec ses parents sur l’île de Paros, avec du sable et un approvisionnement illimité en bâtons, pierres et coquillages, ce qui a dû favoriser le développement d’une imagination illimitée ! Ce livre est né des jours entiers passés avec sa fille dans les lits de rivières asséchées près de carrières de marbre en Italie.

Basée à Berlin, Sarah Illenberger, mêle dans son travail : la sculpture, les installations et la photographie. Elle enseigne également, anime des ateliers et collabore avec le New York Times et Hermès, entre autres. Elle capture la poésie du quotidien dans ses objets et installations, mêlant art et design grâce à son approche multidisciplinaire singulière. Au coeur de sa pratique se trouve la manipulation d’objets courants, jouant avec leur matérialité et leurs significations établies – un panier de basket-ball en crochet, une scie-cactus… Son objectif est de surprendre et de transformer notre perception, nous incitant à découvrir les détails et le symbolisme souvent négligés qui imprègnent les objets.

Le tout petit ressent, il explore le monde à travers ses cinq sens et ici tout particulièrement le goût. Au fil des pages, il apprend ce que l’on peut ou non porter à sa bouche, il apprivoise les saveurs acides, sucrées ou amères, et s’étonne des textures croquantes, fondantes ou moelleuses. De petites surprises en grandes découvertes, un monde fascinant s’offre à lui !

Dans la librairie Aux Quatre Vents, il y avait des livres, bien sûr, mais aussi des fauteuils douillets, des tasses tachées de chocolat chaud et un peu de poussière, c’est vrai. Juste au-dessus vivait Romane, la libraire. Depuis quelque temps, la nuit, d’étranges bruissements résonnaient entre les rayons, des miettes s’accumulaient au pied des étagères, et des pages entières de livres disparaissaient…Une chose était sûre : quelque chose de mystérieux se tramait !