Le programme
Jeudi 24 septembre
• 10h-10h45
La revue TOPO. Le monde décrypté en bande dessinée
Depuis 2016, TOPO construit des reportages en bande dessinée sur des sujets de société en associant journalistes, auteur·ices et dessinateur·ices. Leur nouvelle formule, trimestrielle, inclut un grand dossier d’analyse, en bande dessinée, d’un sujet au cœur de l’actualité.
Éclairage à partir de l’article de la journaliste Nora Bouazzouni sur les liens entre l’intelligence artificielle et l’extrême-droite, qui paraîtra en décembre prochain.
Intervenantes : Laurence Fredet (rédactrice en chef) et Nora Bouazzouni (journaliste)


Jeudi 24 septembre
• 11h-11h45
Beauvoir made in America, de Lisa Chetteau, Nathalie Masduraud, Valérie Urrea (Gallimard Bande dessinée)
En janvier 1947, Simone de Beauvoir embarque pour quatre mois de conférences dans les plus prestigieuses universités des États-Unis. C’est en femme de gauche et en philosophe existentialiste qu’elle parcourt alors l’Amérique ségrégationniste. Autant d’étapes et de rencontres qui l’aident à éprouver sa liberté, mais aussi à observer les relations entre les genres, et à s’interroger : Qu’est-ce qu’une femme ?
Lisa Chetteau, dessinatrice, Valérie Urrea et Nathalie Masduraud, documentaristes, proposent la rétrospective du voyage aux États-Unis de Simone de Beauvoir peu après la Deuxième Guerre mondiale. Un voyage initiatique hors du commun qui nourrira son écriture du Deuxième sexe, future bible du féminisme.
Intervenantes : Muriel Chabert (éditrice), Nathalie Masduraud et Valérie Urrea (scénaristes)
Jeudi 1er octobre
• 10h-10h45
Douze, de Cyrille Ladias et Simon Bournel-Bosson (L’Agrume)
À Montreuil, Hadrien intègre un groupe de boxeurs et s’initie au noble art sous la direction de Chico, le coach, tout en trouvant sa place au sein du collectif. Après quelques mois d’entraînement intense, il devient le sparring-partner d’Assya, une jeune boxeuse prometteuse qui se prépare à passer professionnelle.
Le récit de l’avènement d’un club de boxe à Montreuil, à partir d’une histoire vraie. Une plongée dans les difficultés associatives, l’esprit collectif et l’ambition sportive qui créent du lien social et rassemblent des passionnés, un quartier, et même une ville autour d’un même projet.
Intervenants : Guillaume Griffon (éditeur), Cyrille Ladias (scénariste) et Simon Bournel-Bosson (scénariste et illustrateur)


Jeudi 1er octobre
• 11h-11h45
Betty, de Amélie Causse et Jean-Luc Cornette, d’après Tiffany McDaniel (Le Lombard – Gallmeister)
La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.
La fresque familiale de Tiffany McDaniel adaptée en bande dessinée par Amélie Causse et Jean-Luc Cornette à partir de documents, photographies et souvenirs fournis par l’autrice et par sa mère, Betty.
Intervenant : Félix Pirovano (éditeur)
Jeudi 8 octobre
• 9h-9h45
Le printemps interdit, de Maylis Adhémar (La Doux)
À la fin des années 90, Jina a 11 ans et vit au Kurdistan iranien. Pour elle, la vie est belle même si tout lui est interdit par les grands sultans de Téhéran : faire du vélo, nager, écouter de la musique et même assister à un match de football… Alors quand José, un garçon français très vantard, emménage à l’étage de sa maison, Jina explose. Pour l’impressionner, elle lui promet de l’emmener à newroz, la fête du printemps pour les Kurdes, célébrée par de grandes cérémonies dans la montagne. Un événement pourtant interdit.
Maylis Adhémar propose une immersion dans la censure de la culture kurde et les formes de résistance mises en place par ce peuple, en Iran, pour lutter contre les interdits et la répression policière.
Intervenantes : Sophie Chanourdie (éditrice) et Maylis Adhémar (autrice-illustratrice)


Jeudi 8 octobre
• 10h-10h45
Avec les mecs, de Jules Magistry (Sarbacane)
Blue, Yellow, Purple et Red ont grandi là, au milieu des pavillons rose bonbon, rutilants sous un ciel sans nuage, bleu criard. Pas comme Blue. Lui c’est le « bleu blues », la mélancolie. Mais pour ses trois meilleurs potes, c’est : « Blue fleur bleue ». L’adolescent a beau jouer au foot et à la console avec eux après les cours, on lui fait bien sentir : il est différent. Trop maniéré, trop sensible. Pas comme eux. Pas comme nous. Il crache sa détresse sur son blog, mais qui le lit ? Et puis il y a White, la menace. Il y a ses insultes dans les couloirs du bahut, et bientôt un rendez-vous est pris : « Je vais te casser la gueule à la fin de la semaine ». Le décompte commence. Quelques jours… avant la fin de son monde. Blue se prépare à l’impact.
Une bande dessinée qui reprend l’esthétique des années 2000 pour dépeindre le harcèlement adolescent sous toutes ses formes, entre moquerie ordinaire, violence, anorexie. Inspirée de la vie de son auteur..
Intervenant·es : Marie Lavabre (éditrice) et Jules Magistry (auteur-illustrateur)
Jeudi 8 octobre
• 11h-11h45
Des Vivants, de Raphaël Meltz, Louise Moaty et Simon Roussin (2042)
Été 1940 : la France est occupée. Certains pourtant refusent la fatalité : à Paris, au cœur du musée de l’Homme, quelques ethnologues se réunissent, bientôt rejoints par des gens de tous horizons — avocats, religieuses ou garagistes. Autour de Boris Vildé, d’Anatole Lewitsky, d’Yvonne Oddon, ces visionnaires posent les bases de la lutte qui mènera à la Libération : évasions de prisonniers, passages vers l’Angleterre ou la zone libre, et publication d’un journal clandestin, Résistance. Mais ces insoumis de la première heure seront bientôt trahis, dénoncés à la Gestapo et, pour beaucoup d’entre eux, exécutés.
Une bande dessinée qui retranscrit mot pour mot les paroles prononcées à l’époque, entre hommage et enquête historique. Au terme d’une vaste plongée dans d’innombrables documents, l’illustrateur Simon Roussin redonne vie à ces fragments d’Histoire.
Intervenants : Simon Liberman (éditeur) et Simon Roussin (illustrateur)


Jeudi 15 octobre
• 9h-9h45
URSS 89, de Youssef Daoudi (Dargaud)
Printemps 1989 : Youssef Daoudi, 19 ans, arrive à Moscou pour ses études. Trente-cinq ans plus tard, il conte ses tribulations d’étudiant étranger dans ce qui s’appelait encore l’Union soviétique. Il décrit avec drôlerie et nostalgie la vie quotidienne, la décrépitude du régime, la tache sur le front de Gorbatchev… et l’arrivée de McDo au pays des Soviets.
Entre autobiographie et docu-fiction, Youssef Daoudi décrit un monde en partie disparu, mais au cœur de l’actualité géopolitique.
Intervenant : Martin Zeller (éditeur)
Jeudi 15 octobre
• 10h-10h45
Basta ! : guide d’autodéfense féministe pour ados (et pas que…), de Marion Le Muzic et Maria Kronsky (Goater)
BASTA! se donne comme objectif d’aider les adolescentes de 13 à 20 ans à identifier et affronter les agressions sexistes et/ou sexuelles : le personnage de Julie transmet des clefs d’autodéfense féministe afin qu’elles puissent se sentir libres et en sécurité, dans les lieux publics tout comme dans les espaces privés. Cette nouvelle version, augmentée de 48 pages supplémentaires, aborde de nouveaux sujets comme les violences pédocriminelles, les violences intersectionnelles subies par les personnes queers, ainsi que les violences sexistes et sexuelles vécues par les personnes racisées.
Marion le Muzic, scénariste, revient sur la création de cette bande dessinée, et la révision qui en a été faite dans cette toute nouvelle édition.
Intervenant·es : Jean-Marie Goater (éditeur) et Marion Le Muzic (scénariste)


Jeudi 15 octobre
• 11h-11h45
Tekoha, de Clara Chotil (Actes Sud)
Depuis la France et le Brésil, Ana et Jorge nous entraînent dans une traversée de l’histoire du Mato Grosso do Sul. Leurs récits font surgir du passé des trajectoires bouleversées : familles en route vers de nouvelles terres, injustices coloniales, dépossessions, luttes et renaissances.
Inspiré des voyages et des rencontres de Clara Chotil, Tekoha esquisse une histoire du Brésil à travers celle de ses immenses territoires indigènes, marqués par des spoliations successives et des luttes toujours en cours pour leur reconnaissance. Entièrement peinte à l’acrylique, cette bande dessinée révèle la beauté d’un territoire et la force de celles et ceux qui le défendent.
Intervenant·es : Sonia Deschamps (éditrice) et Clara Chotil (autrice-illustratrice)
Jeudi 5 novembre
• 10h-10h45
Polly peut tout, de Camille Victorine (La Ville Brûle)
Polly est une préado parfaite. Polly est souriante, Polly est polie, Polly est gaie et tourbillonnante, mais Polly perd sa joie quand un vieux monsieur l’agresse dans le bus. Heureusement, sa grande sœur partage avec elle un secret bien gardé et lui ouvre les portes d’un autre monde dans lequel tout est possible, un monde où Polly n’a pas besoin d’être polie et où elle peut se défouler autant que se réparer.
Une bande dessinée qui engage le dialogue sur le sujet des agressions et offre des réponses peu académiques, mais toujours joyeuses, pour faire face et se sentir mieux.
Intervenant·es : Marianne Zuzula (éditrice), Camille Victorine (autrice-illustratrice)


Jeudi 5 novembre
• 11h-11h45
Pesticides : leurs ravages sur la santé des enfants, de Laurence Huc, Sophie Caron et Marguerite Boutrolle (Nathan, Les Printanières)
Entre 2015 et 2021, dans un coin de la campagne près de Nantes, 25 enfants développent un cancer. 7 meurent. Les autorités concluent à l’absence de causes identifiables. Les familles, elles, refusent de croire au hasard. Une histoire vraie. Un combat pour la vérité. Et une question qui nous concerne toutes et tous : combien d’enfants malades faudra-t-il encore avant d’agir ?
Une BD documentaire qui relate dix ans d’enquête menée par la spécialiste Laurence Huc, et qui montre comment la dégradation de l’environnement mais aussi les réglementations absentes ou laxistes jouent un rôle majeur dans les maladies et cancers pédiatriques.
Intervenant·es : Astrid Desbordes (directrice éditoriale) et Laurence Huc (directrice de recherche à l’INRAE)
Jeudi 12 novembre
• 9h-9h45
Histoire des sciences au féminin, de Sandrine Mirza et Lauraine Meyer (Casterman)
Invisibilisées et empêchées, les femmes ont constamment été exclues de l’aventure scientifique. Pourtant, elles ont largement contribué aux découvertes et aux progrès de notre monde. D’Hypatie d’Alexandrie, philosophe antique, à Nashwa Eassa, physicienne du 21e siècle, en passant par Ada Lovelace ou Marie Curie, deux jeunes ados questionnent leur cousine sur l’histoire et la place des femmes dans le monde scientifique.
Une bande dessinée qui retrace l’histoire des sciences exactes modernes et occidentales en mettant en lumière leur rôle, de la Préhistoire aux nombreuses découvertes féminines du 20e siècle.
Intervenant·es : Marine Tasso (éditrice), Sandrine Mirza (scénariste) et Lauraine Meyer (illustratrice)


Jeudi 12 novembre
• 10h-10h45
Une vie pour les autres, de Blaise Hofmann et Elmax (La Joie de lire)
ESophie est étudiante et souhaite s’engager dans l’humanitaire. Elle interroge ses motivations profondes lors de nombreux échanges avec ses proches. Effet de mode ? Envie d’explorer le monde ? Besoin d’intensité ? Les parcours de son ami Vadim, réfugié ukrainien, et Hassan, réfugié afghan, sont des témoignages éclairants sur leurs difficultés à s’intégrer, malgré les aides apportées, en raison notamment des préjugés qui les entourent. Ses rencontres avec les fils de Sergio Vieira de Mello, un haut diplomate de l’ONU décédé dans un attentat en 2003, puis avec un agent du HCR, lui révèlent les écarts qui subsistent entre les attentes et les réalités du terrain.
Une vie pour les autres trace en filigrane la biographie de ce diplomate et de son action en faveur des droits de l’homme, tout en offrant une réflexion sur le milieu humanitaire.
Intervenant·es : Francine Bouchet (éditrice) et Blaise Hofmann (scénariste)
Jeudi 12 novembre
• 11h-11h45
Ce que j’ai vu à Auschwitz. Les Cahiers d’Alter, de Jean-David Morvan, Victor Matet et Rafael Ortiz (Dupuis)
ID’avril 1942 à janvier 1945, Alter Fajnzylberg, subit l’horreur des camps d’Auschwitz et Birkenau. Rescapé, il rédige dans des cahiers, à son arrivée en France, un témoignage de sa captivité en camp d’extermination. Près de dix ans après la première publication de ces mémoires de guerre, Jean-David Morvan, Victor Matet et Rafael Ortiz adaptent, dans une bande dessinée biographique, l’histoire d’Alter et, plus largement, de la Shoah.
Une bande dessinée pensée pour diffuser le témoignage d’un des rares rescapés des Sonderkommandos, contextualisé par l’historien Alban Perrin, et qui se dresse comme un hommage à Alter Fajnzylberg..
Intervenant·es : Olivier Jalabert (éditeur) et Jean-David Morvan (scénariste)

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