SLPJ

Retour

Sofía Karámpali Farhat

Sofía Karámpali Farhat

Sofía Karámpali Farhat est une poète, activiste, géopolitologue du monde arabe (diplômée de l’ENS d’Ulm), traductrice et artiste gréco-libanaise née en 1994 au Sud-Liban. Elle y a vécu ses dix-huit premières années avant de venir s’installer à Paris. Elle écrit en français, qui n’est pas sa langue maternelle mais sa langue d’adoption. Dans ses poèmes, elle écrit la guerre, l’exil, la résistance avec une part importante accordée à la tendresse. Sa poésie est indissociable de son engagement pour un monde plus juste, en France et au Liban en particulier où elle lutte activement pour un nouveau système politique laïc, garantissant pleinement les droits des citoyen.ne.s, quel que soit leur confession, leur genre, leur origine ou leur orientation amoureuse. Son premier recueil de poésie, Zaatar, publié aux éditions Bruno Doucey en février 2023 a reçu le prix Ganzo Espoir 2023, le prix CoPo des Lycéens 2024 et le prix des Lycéens de la Région Île-de-France 2025. Dans ce recueil placé sous le double signe de la lutte et de la vie se mêlent les souvenirs d’enfance, l’amour familial qui s’exprime par les gestes du quotidien, (sa grand-mère semant le zaatar pour conjurer la guerre) et la puissance de la poésie pour résister.

Elle a également contribué au livre collectif Le Pays blanc, au Livre de poche (septembre 2025) dont les fonds sont reversés à Unicef Liban. Elle est également traductrice de poésie inédite de l’arabe vers le français, notamment pour la revue de poésie Sœurs et fait partie de l’équipe fondatrice de la Maison de la Poésie de Montreuil en 2024 qui organise des soirées mensuelles mettant à l’honneur deux poètes performant dans leur langue natale afin de faire dialoguer la poésie au-delà des frontières.

Dans le cadre de son activité artistique pluridisciplinaire, Sofía travaille sur une série de carnets dans lesquels elle écrit, dresse en herbiers, peint des cyanotypes, collectionne les objets-moments et fabrique des œuvres en utilisant divers matériaux : du verre, du fil de fer, de la cire etc. Les carnets et les poèmes ont une trajectoire commune et se répondent.

Pour Sofia Karampali Fahrat, l’écriture est un acte de résistance, et c’est cette dimension libératrice et émancipatrice. Elle écrit en français, sa langue d’adoption, sensible à la musicalité et à l’inventivité du langage, elle expérimente la puissance des mots pour dire le monde et en proposer de nouveaux récits. 

Ses titres sur Kibookin